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Lèpre

Mycobacterium leprae
Mycobacterium lepromatosis

Sommaire de la fiche

Édition : janvier 2026

Agent pathogène Guide de lecture

Descriptif de l'agent pathogène

  • Nom

    Mycobacterium leprae
    Mycobacterium lepromatosis
  • Synonyme

    • Bacille de Hansen
  • Type

    Bactérie
  • Groupes de classement

    • 3

(1)

M. leprae, découverte en 1873 par Gerhard Armauer Hansen, est une bactérie appartenant à la famille des Mycobacteriaceae.

M. lepromatosis est également un agent étiologique de la lèpre. Le séquençage du génome de cette bactérie, découverte en 2008 au Mexique, a montré sa grande proximité génétique avec M. leprae. L'infection de l'Homme par M. lepromatosis ne parait pas différente cliniquement de la lèpre due à M. leprae ; il en est de même pour la thérapeutique.

Ces deux bactéries sont des bacilles acido-alcoolo-résistants (colorés en rouge fuchsia par la coloration de Ziehl-Neelsen), à multiplication intracellulaire obligatoire. Elles ne sont pas cultivables in vitro. Leur temps de doublement est le plus long des mycobactéries, évalué à 14 jours.

Réservoir et principales sources d'infection [1]

Réservoir
  • Type(s)

    • Homme

Le réservoir de M. leprae est quasi-exclusivement humain mais le germe a été détecté à de nombreuses reprises chez le tatou dans le sud des États-Unis (armadillo, ou tatou à neuf bandes Dasypus novemcinctus), avec une contamination humaine considérée comme probable au vu de la similarité génotypique des souches. Il a également été décrit chez des écureuils ou des primates non-humains.

Dans la nature, M. lepromatosis est également retrouvé chez les tatous ainsi que chez les écureuils rouges en Grande Bretagne et en Irlande.

Principales sources d'infection

Les secrétions des voies aériennes supérieures et des cavités nasales sont les principales sources.

La bactérie est présente dans les lésions cutanées des formes multibacillaires, mais il existe peu de preuve que cela puisse être une source d’infection.

Vecteur(s)
Pas de vecteur.

Viabilité et infectiosité

Viabilité, résistance physico-chimique

(1)

La survie de M. leprae a été décrite jusqu’à 46 jours dans le sol ou dans l'eau, notamment en s'associant avec des amibes libres telles que Acanthamoebae.

Néanmoins, les moyens de démontrer la viabilité de M. leprae étant restreints (pas de culture in vitro, multiplication seulement dans la patte de la souris ou le tatou à neuf bandes, tests moléculaires de viabilité non encore validés), on ne connait pas vraiment sa survie en dehors d’un individu malade ou d’un animal infecté.

Il est sensible à l’éthanol à 70 %.

Infectiosité

La dose minimale infectante est inconnue, mais il a été montré que les sujets avec une lèpre multibacillaire lépromateuse sont plus contagieux que ceux avec une lèpre paucibacillaire (2, R1).

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